Paris est devenu l'un des principaux pôles européens de l'intelligence artificielle : Mistral AI y a son siège, plusieurs grands laboratoires internationaux y ont installé des équipes de recherche, Station F accueille une part importante des jeunes entreprises du secteur, et la ville a accueilli en février 2025 le Sommet pour l'action sur l'IA. Conséquence directe pour les entreprises franciliennes : leurs collaborateurs utilisent déjà ces outils, souvent sans cadre, et les directions veulent transformer ces usages dispersés en systèmes maîtrisés.
C'est là que la plupart des projets calent. Un prototype impressionnant se monte en un après-midi ; un assistant qui répond juste sur vos contrats, cite ses sources, respecte les droits d'accès de chaque utilisateur, coûte un montant prévisible par mois et résiste à un audit de sécurité demande un tout autre travail. Nous mesurons chaque système sur un jeu de questions réelles — taux de réponses correctes, taux d'hallucination, latence, coût par requête — avant de proposer sa généralisation.
Les entreprises parisiennes que nous rencontrons — sièges de groupes, cabinets de conseil et d'avocats, assureurs, éditeurs de logiciels, médias — manipulent des données sensibles. La CNIL, dont le siège est à Paris, a publié des recommandations spécifiques sur l'IA ; l'AI Act européen s'applique de manière échelonnée depuis 2025. Nous cartographions les traitements, classons le système selon les niveaux de risque, pseudonymisons ce qui part vers les modèles et proposons un hébergement en UE, jusqu'au modèle auto-hébergé quand aucune donnée ne doit sortir de votre infrastructure.
Être à Paris nous permet de tenir en présentiel les moments où l'IA se joue vraiment : l'atelier de qualification des cas d'usage avec les métiers, la revue des résultats de la preuve de concept avec la DSI et le DPO, puis l'accompagnement des premiers utilisateurs.

