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Prix d’une application pour restaurant : commande, click & collect et fidélité

Combien coûte une application de restaurant (commande, click & collect, fidélité) et quand elle devient rentable face aux commissions des plateformes.

Assiette abstraite en verre sur laquelle flottent des éléments géométriques lumineux reliés à un téléphone

À retenir

  • Une application de click & collect sur mesure coûte 15 000 à 30 000 € ; une application complète commande + fidélité + livraison, 35 000 à 80 000 €.
  • Le vrai calcul n’est pas le prix de l’app mais le volume de commandes que vous rapatriez depuis les plateformes.
  • Les plateformes restent utiles pour acquérir des clients ; l’app sert à garder ceux qui reviennent.
  • La fidélité et les notifications push sont ce qui fait migrer un client, pas l’existence de l’application.
  • Prévoyez 900 à 3 500 € par mois de maintenance et de frais techniques, sinon le calcul de rentabilité est faux.

Quand un restaurateur nous demande combien coûte une application, il pose en réalité une autre question : à partir de combien de commandes est-ce que j’arrête de payer des commissions pour rien ? Le prix de l’app n’est qu’une moitié du calcul. L’autre moitié, c’est ce que vous reversez chaque mois aux plateformes de livraison sur des clients qui vous connaissent déjà.

Ce guide donne des fourchettes réalistes pour les trois briques qu’on nous demande le plus — commande, click & collect, fidélité —, explique ce qui fait monter la facture et propose une méthode simple pour savoir si l’investissement se rembourse. Si vous voulez voir ce que nous construisons concrètement pour la restauration, tout est sur notre page application mobile pour restaurant.

Les trois briques d’une application de restaurant

Une « application de restaurant » recouvre des produits très différents. Avant de parler prix, il faut savoir lequel vous achetez.

1. La commande et le click & collect. Le client consulte la carte, compose son panier, choisit un créneau de retrait, paie en ligne. En cuisine, la commande arrive sur une tablette ou une imprimante. C’est la brique la plus rentable, parce qu’elle remplace directement une partie des commandes passées sur les plateformes ou au téléphone.

2. La fidélité. Points, tampons numériques, récompenses, offres d’anniversaire, parrainage. Seule, elle ne génère pas de chiffre d’affaires ; couplée à la commande, c’est elle qui fait revenir les clients sur votre canal plutôt que sur celui d’un intermédiaire.

3. La livraison. Soit avec vos propres livreurs (suivi de tournée, affectation, statut en temps réel), soit en déléguant la course à un prestataire logistique tout en gardant la commande chez vous. C’est la brique la plus complexe et la plus chère, et celle qu’on déconseille souvent en première version.

À cela s’ajoute toujours un back-office : gestion de la carte et des ruptures, horaires, créneaux, suivi des commandes, statistiques, envoi de notifications. On l’oublie dans les devis naïfs ; c’est pourtant l’outil que votre équipe utilisera tous les jours.

Combien ça coûte : les fourchettes

Voici les ordres de grandeur que nous constatons sur des projets sur mesure, hors taxes, cohérents avec nos tarifs publics.

PérimètreContenu typeBudgetDélai
Commande web par QR code / lienCarte, panier, paiement, back-office simple8 000 – 18 000 €4 à 6 semaines
Click & collect (MVP, une plateforme ou cross-platform simple)Carte, créneaux, paiement, comptes clients, tablette cuisine15 000 – 30 000 €4 à 8 semaines
Application complète iOS + AndroidClick & collect, fidélité, push, livraison maison ou déléguée, back-office35 000 – 80 000 €3 à 4 mois
Plateforme multi-établissements ou multi-marquesChaîne, franchise, dark kitchen multi-marques, intégrations caisse, rôles90 000 – 250 000 €5 à 8 mois
Maintenance et évolutionsMises à jour OS, correctifs, hébergement, petites évolutions900 – 3 500 € / moisen continu

Ces fourchettes sont larges parce que deux restaurants ne se ressemblent pas. Un burger avec une carte de quinze produits et un traiteur avec des options, des suppléments, des allergènes et des commandes programmées à J+3 n’ont pas le même moteur de commande.

Le repère qui recadre le budget : sur une commande livrée par une plateforme, la commission se situe couramment entre 25 et 35 % du montant selon le contrat et les options de visibilité. Un restaurant qui fait 8 000 € par mois de livraison peut donc reverser de l'ordre de 2 000 à 2 800 € chaque mois. Rapatrier ne serait-ce qu'un tiers de ces commandes finance une application de click & collect en un à deux ans — sans compter la valeur des données clients que vous récupérez.

Ce qui fait monter (ou baisser) la facture

Sur un projet de restauration, le prix est rarement tiré par l’écran d’accueil. Il est tiré par les règles métier.

La complexité de la carte

Une carte « produit à prix fixe » se modélise en quelques jours. Une carte avec menus composés, choix obligatoires, suppléments payants, variations de taille, produits disponibles seulement le midi et ruptures en temps réel demande un vrai moteur de configuration. C’est souvent le premier poste de dépassement quand il n’a pas été cadré.

L’affichage des allergènes fait partie de ce travail : pour la vente à distance, l’information sur les allergènes doit être accessible au client avant l’achat. Autant la structurer dès le départ dans le back-office plutôt que de la coller en texte libre.

L’intégration à la caisse

C’est le poste le plus imprévisible. Si votre logiciel de caisse propose une API documentée, l’intégration (remontée des commandes, synchronisation de la carte, des prix et des stocks) représente quelques semaines. S’il n’en propose pas, deux options : une ressaisie en cuisine via une tablette dédiée, acceptable au démarrage, ou un connecteur tiers, qui ajoute un abonnement. Posez la question à votre éditeur de caisse avant de demander un devis.

Le paiement

Paiement en ligne par carte, Apple Pay et Google Pay, pré-autorisation, remboursement partiel en cas de rupture : tout cela passe par un prestataire de paiement, dont les frais tournent autour de 1,5 à 3 % par transaction selon la carte et le contrat. C’est sans commune mesure avec une commission de plateforme, mais il faut l’intégrer au calcul. Les titres-restaurant dématérialisés, si votre clientèle en utilise beaucoup, ajoutent une intégration spécifique.

La livraison maison

Gérer ses propres livreurs, c’est ajouter une troisième application (ou un mode livreur), du suivi en temps réel, des zones, des frais variables selon la distance et des cas d’erreur à gérer. Comptez facilement 15 000 à 30 000 € de plus. Pour beaucoup de restaurants, la bonne première version est click & collect uniquement, avec la livraison laissée aux plateformes le temps de mesurer l’adoption.

Le multi-établissements

Dès que vous avez plusieurs adresses, tout se duplique : cartes différentes, horaires différents, stocks différents, droits d’accès par équipe, statistiques consolidées. Une architecture pensée pour un seul restaurant puis étendue coûte plus cher qu’une architecture multi-sites dès le départ. Si l’ouverture d’un deuxième point de vente est prévue dans les deux ans, dites-le au cadrage.

Sur mesure, marque blanche ou plateforme : le vrai comparatif

Toutes les options ont leur place. Le mauvais choix, c’est de les comparer uniquement sur le prix d’entrée.

OptionCoût de départCoût récurrentCe que vous maîtrisez
Plateformes de livraisonFaibleCommission sur chaque commandePresque rien : le client, ses données et la relation appartiennent à la plateforme
Solution en marque blancheFaible à modéréAbonnement mensuel, parfois une commission réduiteL’enseigne et une partie des données ; le parcours et les fonctions sont ceux de l’éditeur
Application sur mesure15 000 à 80 000 €Maintenance 900 à 3 500 € / moisTout : parcours, fidélité, données, intégrations, évolutions

La marque blanche est souvent le bon choix pour un restaurant indépendant qui démarre la vente à emporter. Le sur-mesure se justifie quand l’application devient un actif : une chaîne qui veut une fidélité propre à sa marque, un concept qui repose sur une expérience de commande particulière, une dark kitchen multi-marques qui a besoin d’un back-office unique, ou un restaurateur qui veut posséder sa base clients sans dépendre d’un éditeur.

Comment s’affranchir des commissions sans perdre de clients

Couper les plateformes du jour au lendemain est une erreur. Elles vous apportent une visibilité que votre application n’aura jamais seule. La stratégie qui fonctionne est plus fine : les plateformes pour acquérir, votre canal pour fidéliser.

  1. Identifier les habitués. Un client qui commande chez vous pour la troisième fois sur une plateforme n’a plus besoin d’elle pour vous trouver. C’est lui qu’il faut faire migrer.
  2. Donner une raison concrète de changer. Un flyer dans le sac, un QR code sur l’emballage : « commandez en direct, gagnez des points, retrait prioritaire ». La remise que vous offrez coûte moins cher que la commission que vous économisez.
  3. Rendre le canal direct plus simple que la plateforme. Commande en trois écrans, paiement enregistré, recommande en un geste de la commande précédente. Si votre application est plus lente que celle qu’il utilise déjà, il n’y reviendra pas.
  4. Relancer intelligemment. Une notification le jour où il commande habituellement, une offre après trois semaines sans commande. Les notifications marketing supposent le consentement du client : le recueillir proprement fait partie du projet, comme le détaille notre article sur la conformité RGPD d’une application mobile.
  5. Mesurer la part de commandes directes. C’est le seul indicateur qui compte : quel pourcentage de votre vente à emporter et livraison passe désormais par votre canal ?
25–35 %Commission courante d'une plateforme de livraison sur une commande
1,5–3 %Frais de paiement en ligne sur une commande directe
4–8 sem.Pour mettre en ligne une première version click & collect

Calculer la rentabilité en cinq minutes

Pas besoin d’un tableur complexe. Prenez quatre chiffres :

  • A : votre chiffre d’affaires mensuel passé par les plateformes ;
  • B : votre taux de commission moyen (lisez vos relevés, pas le contrat) ;
  • C : la part de ces commandes que vous pensez pouvoir rapatrier en un an (soyez prudent : 20 à 40 % pour des habitués bien sollicités) ;
  • D : le coût mensuel de votre canal direct (maintenance, hébergement, frais de paiement, remises de fidélité).

Économie mensuelle ≈ A × C × B − D.

Exemple théorique : 10 000 € de ventes via plateformes, 30 % de commission, 30 % rapatriés, 1 200 € de coûts mensuels. L’économie est d’environ 10 000 × 0,3 × 0,3 − 1 200 = 900 € par mois. Une application à 25 000 € se rembourse alors en un peu plus de deux ans ; à 40 000 € de ventes via plateformes, en quelques mois. Ce simple calcul vous dit si vous êtes plutôt dans la case marque blanche ou sur mesure. Il ne compte pas la valeur de la base clients, qui est pourtant ce qui vous restera si une plateforme change ses conditions.

Ce qu’il faut absolument mettre dans la première version

Une application de restaurant échoue rarement par manque de fonctionnalités. Elle échoue parce que la commande est pénible ou que la cuisine ne suit pas. Notre méthode de découpage de MVP s’applique ici sans exception :

  • À garder : carte à jour avec gestion des ruptures, panier, paiement en ligne, choix du créneau, confirmation et statut de commande, écran ou impression en cuisine, compte client avec historique et « commander à nouveau ».
  • À ajouter vite : fidélité simple (points ou tampons), notifications push de relance.
  • À repousser : livraison maison, parrainage, jeux-concours, réservation de table si vous avez déjà un outil, recommandations personnalisées.

Côté équipe, prévoyez une semaine de rodage en conditions réelles : c’est là qu’on découvre qu’un créneau de retrait de dix minutes est irréaliste le vendredi soir, ou que le son de la tablette est inaudible en cuisine. Ces ajustements coûtent peu s’ils sont anticipés.

Les coûts qu’on oublie

  • Comptes développeur Apple et Google, renouvelés chaque année pour Apple.
  • Hébergement et services tiers : envoi de SMS et d’e-mails, cartographie si vous livrez, prestataire de paiement.
  • Maintenance : chaque année, iOS et Android changent, et une application non maintenue finit par ne plus pouvoir être mise à jour. Nous détaillons ce poste dans notre article sur le coût de maintenance d’une application mobile.
  • L’animation : une application que personne ne connaît ne rapatrie aucune commande. Supports en boutique, emballages, message aux habitués : le budget est modeste, mais il doit exister.

Ce que nous faisons pour les restaurateurs

Chez 55 · agency, nous concevons depuis 2013 des applications mobiles et web sur mesure, avec une équipe d’une quarantaine de personnes entre Paris, Cagnes-sur-Mer et Villeurbanne. Pour la restauration, nous avons notamment travaillé avec Yellow Kitchens. Notre approche est toujours la même : un cadrage court qui chiffre votre gain potentiel avant de chiffrer l’application, puis une première version resserrée, mise en ligne vite et mesurée sur de vraies commandes. Les détails de notre offre sont sur la page application mobile pour restaurant, et le fonctionnement général d’un projet sur notre page création d’application mobile.

En résumé

Une application de restaurant coûte 8 000 à 18 000 € en commande web, 15 000 à 30 000 € en click & collect, 35 000 à 80 000 € en version complète avec fidélité et livraison, et davantage pour une chaîne multi-établissements. Elle devient rentable quand elle rapatrie assez de commandes pour que les commissions économisées dépassent son coût de fonctionnement. Les plateformes restent vos meilleures alliées pour trouver de nouveaux clients ; votre application est là pour garder ceux qui vous ont déjà choisi.

Vous voulez savoir si le calcul tient pour votre établissement ? Décrivez-nous votre restaurant — carte, volume de vente à emporter, outil de caisse — ou appelez-nous au 01 59 13 25 55. Nous vous renvoyons une estimation argumentée, sans engagement.

55 · agency

Studio produit, design & ingénierie — Paris · Nice · Lyon

Depuis 2013, 55 · agency conçoit et développe des applications mobiles, des sites web et des produits IA pour des startups, des PME et des grands comptes, depuis Paris, Nice et Lyon.

FAQ

Questions fréquentes

Combien coûte une application de click and collect pour un restaurant ?

Sur mesure, comptez 15 000 à 30 000 € HT pour une première version sérieuse : carte, panier, paiement en ligne, créneaux de retrait et back-office de commandes. Une solution en marque blanche coûte moins cher au départ, mais vous louez l’outil et ne maîtrisez ni l’expérience ni les données.

Comment éviter les commissions Uber Eats et Deliveroo ?

On ne les évite pas totalement : on les réserve aux nouveaux clients. L’objectif est de faire passer vos habitués sur votre propre canal de commande, avec une remise ou des points de fidélité qui coûtent moins cher que la commission. Chaque commande rapatriée améliore directement votre marge.

Une application pour un seul restaurant, est-ce rentable ?

Pour un établissement avec un volume de vente à emporter ou de livraison régulier, oui, souvent en quelques mois à deux ans selon le nombre de commandes rapatriées. Pour un restaurant qui fait surtout de la salle, une application web de commande ou un simple programme de fidélité est généralement plus raisonnable.

Faut-il une application native ou une application web pour un restaurant ?

Une application web suffit pour commander depuis un QR code ou un lien. L’application native devient utile dès que vous voulez des notifications push fiables, un compte fidélité installé sur le téléphone et une présence sur l’App Store et Google Play. Beaucoup de restaurants commencent par le web et passent au natif ensuite.

Combien de temps pour créer une application de restaurant ?

Comptez 4 à 8 semaines pour une première version ciblée sur le click & collect, et 3 à 4 mois pour une application complète iOS et Android avec fidélité, livraison et back-office multi-établissements. Le cadrage initial prend une à deux semaines et conditionne tout le reste.

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